j’ai « meuh » la « lait »cture

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2 histoires contre la drogue

Posté : 2 juillet, 2009 @ 5:14 dans Messages, rédaction | 2 commentaires »

Voici deux petites histoires que j’ai écrites (avec l’aide de ma soeur) contre la drogue… Elles ont toutes été crées quand j’étais en 4ème (ça remonte…).

 

 

La misère, la drogue et le reste…

Uma, assise à même le sol, découpa soigneusement la drogue, qu’elle venait d’acheter avec le peu d’argent qu’il lui restait, en grandes lignes sur une feuille de papier journal chiffonnée, reposant sur la terre battue. Son estomac criait famine. Elle ne mangeait, en effet, qu’une fois tout les trois jours lorsqu’elle arrivait à dérober de la nourriture dans nos superbes supermarchés. Se bouchant la narine avec son doigt boueux, elle aspira, de l’autre, une ligne d’héroïne. Son visage hâve se renversa en arrière. Elle dirigea sa squelettique main tremblante vers son nez en feu. Quelque chose n’allait pas… Tout devenait noir… Ses grands yeux verts, jadis si pétillants, roulèrent dans leurs orbites et se fixèrent enfin, ternes, sans vie, imbibés de sang. Noir…La jeune femme lutta. Noir… Elle essaya de traîner difficilement son corps douloureux vers la porte d’entrée, de la masure, entrouverte. Noir… Cela ne servait à rien. Noir… Tout son corps n’était que souffrance. Si noir… Du sang coulait de son nez. Tout était noir…

     John poussa la porte d’entrée. Il pénètra dans l’insalubre battisse où il trouva Uma, vêtue de haillons, étendue, sur le dos, par terre comme une misérable poupée de chiffon souillée. Son minois, autrefois joli et doux, était maculé de sang. Sa sombre chevelure poussiéreuse lui recouvrait une partie du visage. Son visage était toutefois bizarre : non pas tordu par la douleur, mais au contraire, les muscles en étaient si détendus qu’elle avait la bouche grande ouverte et les mâchoires ballantes. « Doux Jésus ! », s’écria John, qui rapide comme l’éclair, courut vers Uma. Il s’agenouilla à ses côtés et posa l’index sur son cou pour vérifier le pouls de la jeune femme. Celle-ci remua légèrement. John ouvrit ses paupières, et comprit tout. Il n’aurait jamais dû l’abandonner, quelques mois plus tôt, car sa présence avait aidé la jeune femme à pallier à la misère. Sans lui, il ne lui restait plus rien. Uma s’en allait rapidement, maintenant. Noir… Maintenant plus rien ne pouvait la retenir. Noir… John la regarda, impuissant, rongé par le remords. La lumière vint enfin recueillir la jeune femme… Finalement, elle avait eu le courage de mettre fin à son naufrage… 

 

fejunkie.jpg
petit montage… la poudre blanche n’est en fait que du bonbon (qui n’a jamais été sniffer) !

 

Décès au pays des Fées

Il était une fois, Louise, une petite fée radieuse et pleine de vie. Un jour un lutin d’une beauté sans pareil, vint la voir. C’était un petit être malicieux, qui agissait en tapinois. Mais la petite fée ne vit que l’apparence de cet être Fantastique.


Le cœur de Louise bondit dans sa poitrine, le rouge lui monta aux joues. Emerveillées par tant de beauté, elle tombait à la renverse. Le lutin l’aida à se relever.

    – Que t’arrive-t-il ? Je peux t’aider ? lui proposa-t-il gentiment.

Louise le remercia de son aide.

-        J’ai quelques chose pour te remettre de tes émotions … tu verras, c’est fantastique… dit le lutin.

La petite fée, sous l’emprise du charme, accepta. Il lui tendit une petit paquet de poudre blanche.

-        Tiens, lui dit-il, c’est de la poudre magique, avec cela plus de problème, fini les soucis… Tu t’envoleras même vers les nuages…

Galant, le lutin malicieux, lui coupa des rails de poudre, puis lui recommanda de sniffer ce qu’il appelait de la « poussière de fée ». La petite fée, trembla d’excitation et sur les conseils de son nouvel « ami », se boucha une narine puis aspira… Sa tête se mit à « tourner ». Tout devint noir autour d’elle, la petite fée devint de plus en plus terne et de moins en moins lumineuse. Elle partit doucement, sa lumière avec elle.

 

Moralité : La drogue ça tue, N’y touche pas…
Même sous le charme d’un dealer

 

Nuit & Brouillard (Jean Ferrat)

Posté : 13 mai, 2009 @ 4:35 dans chansons, Messages, résistance/déportation | 5 commentaires »

ATTENTION AMES SENSIBLES S’ABSTENIR

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merci à bdnrgs pour cette vidéo

 

Avec ma soeur, nous avons voulu rendre « hommage » à ce qu’à vécu notre grand-père paternel. Agé aujourd’hui de 88 ans, il vit avec le souvenir omniprésent de sa déportation. En effet, notre grand-père était résistant durant la Seconde Guerre Mondiale. Pour avoir lutté pour la liberté de son pays, il a été déporté à Dachau. Il en est revenu vivant mais marqué à jamais. Aussi, cette vidéo ainsi que le Chant des Marais nous touche énormément et rend hommage à tous ceux qui ont vécu ces atrocités.

Le texte de Jean Ferrat nous touche tout particulièrement car, par hasard, le prénom de notre grand-père y est cité (1:17).

Pour tous ceux qui ne peuvent pas regarder cette vidéo, comme moi, voici le texte de la chanson.

 

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu’une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d’arrêts et de départs
Qui n’en finissent pas de distiller l’espoir

Ils s’appelaient Jean- Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d’oublier, étonnés qu’à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n’ont plus cours
Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire
Et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m’arrêter ?
L’ombre s’est faite humaine, aujourd’hui c’est l’été
Je twisterais les mots s’il fallait les twister
Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

 

Voici le dernier article  paru dans le journal Ouest-France du 09/05/09 où mon grand-père témoigne sur ce qu’il a vécu.

Pour mieux lire, cliquez sur la photo…

ouestfrance0905091.jpg

Liberté (Paul Éluard)

Posté : 13 mai, 2009 @ 4:09 dans poesies, résistance/déportation | 1 commentaire »

Extrait (5 premières strophes)

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

libert2.jpg
dessin de ma soeur et moi

Commentaire

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Paul Éluard (1895-1952), très engagé contre le nazisme, écrit cette poésie issue de son recueil Poésies et vérité qui deviendra en quelque sorte l’hymne de la poésie résistante. Ce texte engagé me touche particulièrement car mon grand-père a lui-aussi été résistant et qu’il a toujours lutté tout comme Éluard pour la liberté de son pays durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que pour sa liberté. Le poète nous montre l’importance du mot « Liberté » en l’écrivant partout, en le criant haut et fort.

Dans le regard des gens (Tunisiano)

Posté : 12 mai, 2009 @ 6:39 dans chansons, Messages | 1 commentaire »


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Oui, elle est pleine de grâce Belle et élégante
Mais son reflet dans la glace la rendu Si différente des autres
Elle se sent mise à l’écart
Du dégoût est le sentiment Qu’elle peut lire dans le regard des autres
Elle se sent si seul, si laide  Si elle gueule et s’isole,
C’est qu’elle s’est demandée de l’aide
Entre autre elle fait partis de ces filles
Mal dans leur peau ses yeux qui les fusillent Pour quelques kilos en trop
Ses yeux qui le grugent, lui font croire qu’elle est difforme,
Tous ces regards qui la juge qui l’on rendu non conforme
Elle ne cherche plus a plaire bêtement elle cache ces rondeurs
Derrière ces large vêtements, peu féminine, Complexer par son physique
Devant ces magazines et ces filles anorexique
Son poids est un crime, terrifié par la foule
Elle multiplie les régimes afin d’entrer dans le bon moule
Effet yoyo Elle galère, tel est le salaire
Pour soit disant faire partis des gens normaux
Elle a perdu toute confiance en elle
Elle qui a cru que l’apparence pouvait suffire pour être belle

Refrain :
On fait semblant d’être heureux, de sourire pour se sentir mieux
On se déguise, s’idéalise c’est la perfection qu’on veux
On fait semblant d’être heureux On se déguise…..

Enfant de quartier populaire, Là où la violence prolifère
Fils d’une famille ouvrière  Il a grandit dans le besoin
La pauvreté, il l’a prend comme une faiblesse
Et vie précaire, mais par respect Il dira qu’il n’a jamais manqué de rien,
Il fait le Tommy, s’avine contre façon Emporio, Armani, Versace, Gucci et passons
Faire semblant, il se l’ai imposé roule en merco  Et dormant sur un lit superposé
Joue les mecs classe, flambe au quotidien, S’amuse a payé pour les gens
Pour faire montrer qu’il est en place,
Quand à l’autre Il est sont opposé,
Enfant modèle, prix Nobel, issu d’un milieu aisé Oui sa vie il l’a déteste,
Sous prétexte que ses parents ont toujours tous fait pour l’apaiser,
Enfant rebelle se construit un personnage,
Traîne avec Kamel pour façonner son image
Bourgeois, délinquant et en pitre de baffe
Emplois des mots en verlans pour ne pas passer pour un blarfe,
Faire le show la rendu important,
Ce n’est qu’un bobo en croco tout sa pour le regard des gens

Refrain

Ils veulent devenir des icônes Pour que les gens aiment
Seins en silicone et piqûre en collagène
Ils se font la guerre chasse les préjugés,
S’agrippent à des critères par peur d’être jugé
A toutes ces femmes qui se montrent pour s’aimer
A tous ces hommes qui se cachent pour pleurer
Toutes ces personnes qui ont des choses à prouver,
Qui se cherche pour ne pas se retrouver
S’est vrai qu’on se sent mieux grâce au regard des gens
S’est vrai qu’on se voit beau dans le regard des gens
La morale est que peut importe le problème,
Avant d’être aimé par les autres il faut d’abord s’aimer soi-même

 

Avis

Je n’aime pas forcément le rap (surtout français) mais là, les paroles me parlent vraiment. Le regard des autres est très important, surtout maintenant.
Si c’est le rap qui peut faire passer ce message, je suis d’accord. Victime d’exclusion, je devrais donc la faire écouter à ma classe… J’ai déjà essayer de faire passer ce message (avec ces vidéos) mais…
Quand on ne rentre pas dans le moule (un exemple, j’aime lire… et oui, c’est devenu une « tare »), on se sent mal, mais un regard, même tout petit, peu tout changer… En fonction du clip vidéo, je m’identifie à la fille du début. Etre seule, quand tout le monde est ensemble, quand les autres vous regardent d’un air moqueur, c’est dur.

Deux petites vidéos…

Posté : 16 avril, 2009 @ 6:55 dans Messages, videos | 2 commentaires »

Voici deux diaporamas que maman, Mélanie et moi avons fait pour un exposé « Le regard des autres »…

Nous avons fait pleurer tout mon lycée avec (surtout la deuxième vidéo) !

N’oubliez pas de mettre le son !!!
 

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