j’ai « meuh » la « lait »cture

Archive pour la catégorie 'evangile'

La parabole de l’enfant prodigue (évangile selon st Luc)

Posté : 8 avril, 2009 @ 3:41 dans evangile | 8 commentaires »

bartolomeestebanmurilloleretourdufilsprodigue167074thenationalgalleryofartwashingtonusajpeg2.jpg

Texte

Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père : « Mon père, donne-moi la part du bien qui me doit échoir. » Ainsi, le père leur partagea son bien. Et peu de temps après, ce plus jeune fils ayant tout amassé, s’en alla dehors dans un pays éloigné, et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche.
Après qu’il eut tout dépensé, il survint une grande famine en ce pays-là ; et il commença à être dans l’indigence. Alors il s’en alla, et se mit au service d’un des habitants de ce pays-là, qui l’envoya dans ses possessions pour paître les pourceaux. Et il eût bien voulu se rassasier des carouges que les pourceaux mangeaient ; mais personne ne lui en donnait. Etant donc rentré en lui-même, il dit : Combien ya-t-il de gens aux gages de mon père, qui ont du pain en abondance ; et moi je meurs de faim ! Je me lèverai, et m’en irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes domestiques. Il partit donc, et vint vers son père.
Et comme il était encore loin, son père le vit, et fut touché de compassion ; et courant à lui, il se jeta à son cou et le baisa. Et son fils lui dit : « Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ». Mais le père dit à ses serviteurs : « Apportez la plus belle robe et l’en revêtez ; et mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds ; et amenez un veau gras et le tuez ; mangeons et réjouissons-nous ; parce que mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, mais il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.
Cependant son fils aîné, qui était à la campagne revint ; et comme il approchait de la maison, il entendit les chants et les danses. Et il appela un des serviteurs, à qui il demanda ce que c’était. Et le serviteur lui dit : « Ton frère est de retour et ton père a tué un veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé ». Mais il se mit en colère, et ne voulut point entrer. Son père donc sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père : « Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais contrevenu à ton commandement, et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis. Mais quand ton fils que voici, qui a mangé tout son bien avec des femmes débauchées, est revenu, tu as fait tuer un veau gras pour lui ». Et son père lui dit : « Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. Mais il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère que voilà, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu , et il est retrouvé. »

 

Explication
Cette parabole est l’une des plus célèbres. Elle permet de tirer un enseignement didactique sur les notions d’ingratitude, d’amour parental et filial, d’indulgence et de pardon.
Comme dans un conte, les personnages incarnent de façon imagé des valeurs, des comportements. Les personnages n’ont pas de nom et peu de caractérisation sauf la débauche pour le plus jeune, l’obéissance pour l’aîné et la mansuétude (grandeur d’âme) du père.
Dans un contexte religieux, le père représente Dieu qui accueille avec joie toute personne repentante, le fils prodigue est la « brebis égarée » et le fils aîné représente le juste qui suit les commandements. Ainsi est valorisé l’idée de pardon.
La parabole insiste sur l’attitude paradoxale du père et la colère du fils aîné.
Comme les mythes et légendes, la parabole permet plusieurs lectures :
1) on peut voir ici le désir d’émancipation du fils qui doit, pour s’affirmer, quitter le domicile familial pour vivre sa propre expérience.
2) on peut aussi voir la question des rapports conflictuels entre père et fils.

 

Avis

Cette parabole me touche beaucoup. Elle a d’ailleurs été lu lors de ma profession de foi. Je me suis beaucoup fait critiquer lorsque j’ai lu ce texte en classe car j’ai tellement l’habitude de l’entendre à la messe que je l’ai lu dans le même ton… Je trouve ça dommage. Mais bon…

 

Entre deux nuages |
Lectures d'haabir |
Dans le Jardin des mots |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les Chansons de Cyril Baudouin
| Malicantour
| elfes, fées, gobelins...