j’ai « meuh » la « lait »cture

Archive pour la catégorie 'bac'

DS de philo

Posté : 24 février, 2010 @ 2:24 dans bac, chansons | 1 commentaire »

Je viens d’avoir ma note en philosophie. La question était :

« Croire, est-ce renoncer à savoir ?« 

J’ai planché sur cette question pendant 3 heures (il nous en donne 4 mais bon…) et résultat : 14 /20 !!! Je suis super contente. Bon, je ne sais pas si j’aurai eu cette note au bac mais bon… Il parait qu’en section STG, ils notent plus facilement.

 

Je me suis aidée de plusieurs chansons :

113ème cigarette sans dormir (Hubert-Félix Thiéfaine)

Yaka dansé (Raft)

Le grand Pan (George Brassens)

Parce qu’on sait jamais (Christophe Maé)

Du passage de « l’Inquisition espagnole » tirée du film La folle histoire du monde de Mel Brooks (j’avais la chanson dans la tête pendant tout le DS ^^)

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De plusieurs citations de philosophes que vous retrouverez ci-dessous…

 

***

 

En règle générale, croire s’oppose à savoir. La religion s’oppose donc à la science ,au progrès. Cependant, dans certains cas, la croyance peut compléter le savoir, combler les vides de la science. Donc, peut-on vraiment affirmer que la croyance nous fait toujours renoncer aux progrès scientifiques ? Tout d’abord, la religion nous ferme-t-elle les yeux ? Ensuite, ne serait-ce pas plutôt le savoir qui nous fait renoncer à la science ? Enfin, n’y a-t-il pas un équilibre entre croire et savoir ?

 

Karl Marx déclare : «  La religion est l’opium du peuple ». Par ces termes, il explique que la religion nous endort. Ainsi, pendant longtemps, les phénomènes climatiques, comme les tremblements de terre ou les ouragans, étaient les faits des dieux mécontents. Les Grecs avaient même un dieu pour chaque catastrophe : Zeus pour les orages, Éole pour le vent… Durant de nombreux siècles, la religion nous expliquait ces faits et ainsi, mettait fin à tous progrès scientifiques.

L’Inquisition est aussi un bon exemple, où, pour l’amusement public, les hérétiques et les non-croyants étaient torturer et brûlaient vifs dans une atmosphère carnavalesque. Ils brûlaient aussi les infidèles qui trouvaient des explications rationnelles aux faits qui étaient restés jusque là irrationnels. Voltaire démontre ceci dans Candide lorsque son héros éponyme et Panglos, son professeur, se font arrêter par l’Inquisition après un tremblement de terre.

On peut encore plus souligner l’aveuglement de la croyance avec l’exemple de la Caverne de Platon. Ainsi, les gens qui vivent depuis toujours dans la Caverne prennent les ombres pour la réalité. Si une personne était libérée, découvre le monde puis revient dans la Caverne et explique que les ombres ne sont pas réelles, qu’il y a un autre « monde » ailleurs, les gens de la Caverne ne le croiront pas, car toute leur vie, ils n’ont connu que la Caverne. Ainsi, Galilée s’est fait enfermer pour avoir osé dire que la Terre n’était pas plate mais ronde.

 

Mais, en regardant de plus près, on constate que la croyance commence à disparaitre sous les coups du savoir.

Dans Le Gai Savoir, Nietzsche déclare que « Dieu est mort, et c’est nous qui l’avons tué ». Il veut ainsi nous faire savoir que, par le changement, par le savoir, la croyance meurt petit à petit. La science nous a démontré que la Terre est née du Big Bang et que l’homme descend du singe. Ainsi, toute croyance que Dieu a crée le monde et qu’il a façonné Adam et Eve à son image a disparut. Le chanteur Christophe Maé souligne cette disparition progressive de la croyance dans sa chanson Parce qu’on sait jamais : « Qui pourrait encore dire qui est Saint Thomas / Quand son heure arrivera ? ».

L’auteur-compositeur-interprète George Brassens en arrive à la même conclusion dans sa chanson Le Grand Pan : «  Et se touchant le crâne en criant « J’ai trouvé ! »/ La bande au professeur Nimbus est arrivée / Qui s’est mise à frapper les Cieux d’alignement / Chasser les Dieux du Firmament ». Il explique ici que la science, personnifiée par la « bande au professeur Nimbus », chasse toute forme de croyance. Il va même plus loin en déclarant : « Aujourd’hui ça et là, les gens passent encore / Mais la tombe est hélas la dernière demeure / Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent / La mort est naturelle et le grand Pan est mort ». Par ces termes, George Brassens exprime sa déception face à notre monde où toute forme d’enchantement n’a plus sa place.

Ainsi, avec la science, avec le savoir, tout devient naturel. Feuerbach déclare : «  Tu crois en l’amour comme un sentiment divin ». Mais, même cette vérité a été démontrée par la science en prouvant que l’amour venait des phéromones. Dans un monde où tout s’explique, la croyance a tendance à s’effacer. C’est ce qu’explique l’auteur-compositeur-interprète Hubert-Félix Thiéfaine, dans sa chanson 113ème cigarette sans dormir : « Le crapaud qui gueulait « je t’aime » / A fini planté sur une croix ». Le Christ est ici comparé à un crapaud qui est « planté ». On peut donc en déduire que la science dissèque le Christ comme elle dissèque un crapaud.

 

« Il existe des sociétés qui n’ont ni art, ni philosophie. Mais, il n’y a jamais eu de sociétés sans religion » déclare Bergson. Ainsi, une société ne peut fonctionner sans croyance. Il a donc fallu, pour que l’Homme évolue, trouver un équilibre entre croire et savoir.

 

« Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer » explique Voltaire. Personne ne peut vivre sans croyance. «  Une société d’athées inventeraient aussitôt une religion » explique Balzac. Si la croyance est fondamentale chez l’homme, la société actuelle à également besoin de la science, du savoir pour progresser. Les deux sont donc obligées de cohabiter.

La cohabitation a beau être difficile, on peut s’apercevoir que croire et savoir sont complémentaire. Albert Einstein explique le  besoin de la science vis-à-vis de la religion et le besoin de la religion vis-à-vis de la science : « La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle ».

La complémentarité entre croire et savoir est donc essentielle. La foi a toujours été très importante chez certains scientifiques. L’homme a toujours eu besoin de se sentir rassuré, mais, si la science explique beaucoup de choses, il y aura toujours des zones d’ombres dans le savoir. La croyance aide donc à les combler. Ainsi, la science n’a pas encore découvert la vie après la mort, donc la religion est là, avec son Enfer et son Paradis. Et si la religion peine sur certains points, la science sera là pour la soutenir : le sang qui coulait sur les murs d’Amityville n’était que de l’humidité mélangée aux briques de la maison.

 

La croyance nous a longtemps fermé les yeux sur le savoir mais la science nous a aussi éloigné de la croyance. Mais en fait, ces deux termes, que tout oppose radicalement, sont totalement complémentaires. La religion ne peut disparaître, comme le souligne Raft dans sa chanson Yaka dansé : « Et si l’on vous dit « Dieu est mort » / Voyez la peur et les remords ». Mais l’homme  a besoin de la science et du savoir pour évoluer. Donc, la croyance et le savoir cohabitent, chacun aidant l’autre dans ses difficultés. Croire ne signifie donc pas renoncer à savoir.

Perle du Bac

Posté : 16 septembre, 2009 @ 12:42 dans bac | 1 commentaire »

Voici quelques perles du bac… A lire sans modération ! La seule chose qu’on ne sait pas, ont-ils eu leur bac ?

- 2008

-2009

Philosophie

Posté : 10 septembre, 2009 @ 4:46 dans bac | 1 commentaire »

Avant-hier, j’ai eu mon premier cours de philosophie… C’était très intéressant, malgré quelque dire du professeur qui ne sont pas de mon avis. Il nous a dit que « la philosophie cherche à comprendre par la raison, et non par la foi« . Et Pascal, alors ?

Enfin, bon. Pour un premier cours, c’était plutôt dur à suivre… Et on a déjà un DM à faire. On doit choisir entre :

- les rêves ont-ils un sens ?
- les hommes sont-ils responsables de tout ce qu’ils font ?

Je penche plutôt pour le premier sujet… Avec les cours de ma soeur je devrais m’en sortir… De plus elle m’a conseillé de lire plusieurs livres…

Il ne reste plus qu’à « réfléchir » car la philo s’est fait pour cela…. : « La philosophie sert à trouver des réponses, à rester « zen », à réfléchir » dixit mon prof. Je prends donc mon courage à deux mains et m’y met dès maintenant.

 

philosophiefrancais2.png

 

NOTES !!!

Posté : 11 juillet, 2009 @ 10:47 dans bac | 5 commentaires »

Ca y est ! Les notes du bac français sont tombées !!! Je suis trop contente !

 

Pour l’écrit, j’ai obtenu 16/20, idem pour l’oral !

 

tamponadmis.gif

 

Je dois un grand merci à ma soeur Mélanie de m’avoir passé ses cours de Licence sur le théâtre et sur Baudelaire et de m’avoir soutenue comme elle l’a fait…

Un grand merci aussi à tous ceux qui ont cru en moi !

 

 

Oral de français (bac STG) 2009

Posté : 1 juillet, 2009 @ 1:54 dans bac | 1 commentaire »

J’ai enfin passé mon oral !

En fait, je n’ai pas stresser (vive les fleurs de Bach !)…. J’étais la seule, pour la prof, à avoir fait une liste de mes lectures complémentaires (celle qu’on n’a pas lu en classe), et une des seules à avoir apporté mon recueil de poésie (pensez à mettre tous les atouts de votre coté)… Sur tous les textes étudiés (voir ci-dessous) je suis tombée sur celui que je connaissais le mieux !

feuillelecturebac.jpg

 

Je suis tombée sur… « L’albatros » de Baudelaire !

La question était simple : « Comment analysez-vous la comparaison du poète à un albatros dans ce poème ? »

Les grands points :

- tiré des Fleurs du Mal de Baudelaire
voyage à l’Ile de la Réunion et à l’Ile Maurice -> goût de l’exotisme
3 premiers quatrains : peint une image de l’albatros
dernier quatrain : comparaison du poète et de l’albatros

I) supériorité
« vastes oiseaux » (v2), « indolent compagnons » (v 3), « rois le l’azur » (v6), « beau » (10), « prince des nuées » (v13)
« grandes ailes blanches » (v7) : don
« hante la tempête et se rie de l’archer » : regarde avec dédain le peuple, se sent supérieur

II) différent des autres, mis à l’écart
      mise en parallèle avec « ailé »/ »gauche et veule » (v9), « beau »/ »comique et laid » (v10) et « infirme »/ »volait » (v12)
ses ailes qui étaient un don devient une malédiction -> « empêche de marcher » (v16)

-  albatros = poète
tant que le poète est dans sa bulle d’inspiration quand il écrit, il est supérieur car il a des dons que personne n’a
il est mis à l’écart, il est touché par les critiques quand il se mêle à la foule
ici, comparaison flagrante mais dans tous les poèmes de Baudelaire, il y a un petit miroir pour que la poésie puisse s’y refléter

 

 

La prof a dit que j’avais de bonnes connaissances (même si elle a essayé de me piéger sur la question : Comment s’appelait le beau père de Baudelaire ? Facile, c’était le général Aupick!). J’ai tout joué sur Baudelaire (en lecture complémentaire, j’avais noté que j’avais lu les Fleurs du Mal, mon poème préféré ? « Je te donne ces vers »)…

Je pense avoir réussi !  En tout cas, je dédierai cette note à ma maman, car le jour de mon passage, c’était son anniversaire !Et merci à Mélanie de m’avoir tant donné d’explications sur Baudelaire !

 

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