j’ai « meuh » la « lait »cture

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Etrange héritage

Posté : 28 octobre, 2009 @ 5:17 dans rédaction | 1 commentaire »

 Voici une de mes rédactions de 4ème sur le thème du fantastique. Il s’agissait ici de raconter un fait étrange.  

 

Agatha et Edgar Stoker ont hérité, à la mort de leur grand-tante, d’un vieux manoir. Trouvant l’endroit trop sinistre à leur goût, ils ont décidé de faire quelques aménagements afin de rendre la demeure plus accueillante mais le couple constate d’étranges phénomènes…

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Par une nuit de pleine lune, l’heureux couple dormait paisiblement. Quand soudain, des éclairs tels les doigts du diable lacérèrent le ciel noir, le grondement de ses sabots résonna dans l’air lourd dans le lointain. Les ailes d’un oiseau frôlant les vitres de la chambre, réveilla en sursaut Agatha et Edgar, transis de peur, au beau milieu de la nuit… Derrière les fenêtres, le vent se glissait entre les branches et les feuilles pour les faire entonner un chant lugubre.

- Il faudra penser à faire déraciner les oliviers qui se trouvent près des fenêtres de notre chambre, dit Agatha encore endormie.

- Mais, ma chère, je les ai fait enlever cet après-midi lorsque tu étais partie faire les courses, expliqua Edgar à son épouse.

Tout à coup, le couple entendit des grincements inquiétants venir d’une pièce voisine, ils décidèrent de lever afin d’aller voir ce qui s’y passait.

-  Pourquoi as-tu remis les meubles comme avant, j’avais passé du temps à aménager cette pièce à mon goût, demanda Agatha surprise.

-  Je n’ai rien fait, je pensais que c’était toi, dit Edgar tout penaud.

C’est alors, devant leurs yeux ébaubis, que la vieille commode en bois de cerisier se déplaça seule afin de retrouver sa place originale de l’autre côté de la pièce.

- Que se passe-t-il ? Pourquoi ne m’as-tu jamais parlé de ce  «petit problème » avant ? hurla Agatha.

-  Je n’étais pas au courant, je pensais que tu changeais la disposition des meubles tous les matins avant de vaquer à tes occupations quotidiennes, je n’ai pas voulu te contr…

Le sifflement de la théière provenant de la cuisine le coupa dans son explication. Agatha sursauta puis hurla avant de dévaler les marches grinçantes du vieil escalier menant à la cuisine. Edgar la suivit. Ils arrivèrent à tant pour voir une brutale bourrasque ouvrir les fenêtre de la cuisine, un bruit de verre brisé résonna dans la pièce. Les clochettes du carillon de cristal se trouvant devant la porte d’entrée tintinnabulèrent.

- Ma chérie, sens-tu cette familière odeur de menthe poivrée ? demanda Edgar hébété.

- C’est elle, c’est grand-tante Gertrude qui revient, elle est de retour… dit Agatha complètement hystérique.

Le vieux fauteuil à bascule en chêne recouvert de coussins écarlates se mit à se balancer dans un grincement plaintif.

- Mon Dieu, « elle » est revenue d’outre tombe, balbutia Agatha.

- Mais enfin, que me racontes-tu, tu es sûre que tout va bien ? Les fantômes n’ existent pas tu sais… Tata Gertrude est morte , ma chérie, elle ne peut pas revenir… tenta de rassurer Edgar.

- Ce ne peut être qu’elle ! Elle ne m’a jamais aimée mais j’étais sa seule famille, pleura Agatha.

- Pauvre femme, murmura Edgar.

- Vite, fuyons ! Laissons la reposer en paix dans son manoir… haleta Agatha.

Agatha prit ses jambes à son cou, suivie de son époux qui tentait de la rassurer tant bien que mal.

     On ne sût jamais ce qui c’était passé cette nuit là, au manoir, mais certaines personnes lorsque la pleine lune éclaire la lugubre demeure, s’accordent à dire qu’ils aperçoivent derrière la vitre de la cuisine une ombre inquiétante se balançant sur un vieux fauteuil à bascule, d’autres croient entendre un rire strident déchirant le silence de la nuit.

 

 

P.S. : je trouve que j’avais bien choisi les prénoms avec l’aide de ma soeur (cf : Agatha pour Agatha Christie, Edgar pour Edgar Allan Poe et Stoker pour l’inévitable Bram Stocker !)

Le temps d’un regard

Posté : 22 juillet, 2009 @ 4:15 dans rédaction | Pas de commentaires »

Voici une petite rédaction que j’ai faite en 4ème… C’est la suite d’un extrait du livre Vampire malgré moi de Andreu Martin…  (résumé du livre : Ilia est un mort-vivant, Ilia est un vampire ! Les habitants du village sont-ils devenus fous ? Si seulement Ilia n’avait pas consulté Baba-laga, la sorcière… Tout a commencé le jour où les saltimbanques sont arrivés dans la Vallée Oubliée. A moins que ce ne soit la faute de l’homme-loup ? Persuadé d’être un vampire, Ilia s’enfuit dans la forêt à la recherche d’une victime pour boire son sang.)

 

Sur le moment, il ne vit pas d’autre solution que de l’observer avec insistance, mais le fossoyeur ne semblait pas concerné.

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Ilia s’avança doucement vers Vania, il prit les pans de sa longue cape noire et leva les bras. Il gesticulait comme un pantin. Le fossoyeur avait l’impression qu’il flottait. Les yeux exorbités d’Ilia, animés d’une lueur démente, roulèrent dans leurs orbites. Tout à coup, il poussa un râle : « Rhâââ, manger, niack, niack, niack ! ». Des filets de bave dégoulinèrent le long de son menton. Vania, quant à lui, le dévisagea d’un air hébété tandis que sa bouche s’ouvrit sous le coup de la stupeur. « Vania, se dit-il, tu devrait penser à arrêter la vodka, mon vieux. Maman avait raison… ! ».  « Bonjour, bonjour ! s’exclama Ilia. Ca va beau gosse ? ». Sa voix était suave et contrastait avec son sourire crispé. Un tic nerveux lui faisait cligner des yeux. Il avançait en sautillant vers sa proie. Un sourire sadique et malin lui fendait le visage. « Tu es un…un…un fan… un fan… fan… un fantôme ? s’écria Vania, totalement dérouté.

-        Nooooooon ! Rhâââ ! Je suis un…oiseau de nuit ! , susurra Ilia.

-        Pitié, O Oiseau de nuit, ne me fais aucun mal, je te le

jure, jamais plus je ne toucherai à l’alcool…supplia

Vania, au bord des larmes.

-        Pourquoi me parle-t-il de boisson ? se demanda Ilia, surpris par la curieuse réaction du fossoyeur. »

Vania, profitant de la surprise de son mystérieux fantôme, saisit une chaise et la lança de toutes ses forces, en direction d’Ilia. L’objet volant heurta de plein fouet la tête de ce dernier qui s’effondra sur le plancher. Vania, pour se remettre de ses émotions, se servit un grand verre de vodka et éclata d’un rire tonitruant qui emplie la pièce. « Tu vois Maman, je l’ai eu ce fantôme, s’écria Vania, il ne fallait pas s’inquiéter ! »

 

P.S. : Merci à Mélanie et à Louise

2 histoires contre la drogue

Posté : 2 juillet, 2009 @ 5:14 dans Messages, rédaction | 2 commentaires »

Voici deux petites histoires que j’ai écrites (avec l’aide de ma soeur) contre la drogue… Elles ont toutes été crées quand j’étais en 4ème (ça remonte…).

 

 

La misère, la drogue et le reste…

Uma, assise à même le sol, découpa soigneusement la drogue, qu’elle venait d’acheter avec le peu d’argent qu’il lui restait, en grandes lignes sur une feuille de papier journal chiffonnée, reposant sur la terre battue. Son estomac criait famine. Elle ne mangeait, en effet, qu’une fois tout les trois jours lorsqu’elle arrivait à dérober de la nourriture dans nos superbes supermarchés. Se bouchant la narine avec son doigt boueux, elle aspira, de l’autre, une ligne d’héroïne. Son visage hâve se renversa en arrière. Elle dirigea sa squelettique main tremblante vers son nez en feu. Quelque chose n’allait pas… Tout devenait noir… Ses grands yeux verts, jadis si pétillants, roulèrent dans leurs orbites et se fixèrent enfin, ternes, sans vie, imbibés de sang. Noir…La jeune femme lutta. Noir… Elle essaya de traîner difficilement son corps douloureux vers la porte d’entrée, de la masure, entrouverte. Noir… Cela ne servait à rien. Noir… Tout son corps n’était que souffrance. Si noir… Du sang coulait de son nez. Tout était noir…

     John poussa la porte d’entrée. Il pénètra dans l’insalubre battisse où il trouva Uma, vêtue de haillons, étendue, sur le dos, par terre comme une misérable poupée de chiffon souillée. Son minois, autrefois joli et doux, était maculé de sang. Sa sombre chevelure poussiéreuse lui recouvrait une partie du visage. Son visage était toutefois bizarre : non pas tordu par la douleur, mais au contraire, les muscles en étaient si détendus qu’elle avait la bouche grande ouverte et les mâchoires ballantes. « Doux Jésus ! », s’écria John, qui rapide comme l’éclair, courut vers Uma. Il s’agenouilla à ses côtés et posa l’index sur son cou pour vérifier le pouls de la jeune femme. Celle-ci remua légèrement. John ouvrit ses paupières, et comprit tout. Il n’aurait jamais dû l’abandonner, quelques mois plus tôt, car sa présence avait aidé la jeune femme à pallier à la misère. Sans lui, il ne lui restait plus rien. Uma s’en allait rapidement, maintenant. Noir… Maintenant plus rien ne pouvait la retenir. Noir… John la regarda, impuissant, rongé par le remords. La lumière vint enfin recueillir la jeune femme… Finalement, elle avait eu le courage de mettre fin à son naufrage… 

 

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petit montage… la poudre blanche n’est en fait que du bonbon (qui n’a jamais été sniffer) !

 

Décès au pays des Fées

Il était une fois, Louise, une petite fée radieuse et pleine de vie. Un jour un lutin d’une beauté sans pareil, vint la voir. C’était un petit être malicieux, qui agissait en tapinois. Mais la petite fée ne vit que l’apparence de cet être Fantastique.


Le cœur de Louise bondit dans sa poitrine, le rouge lui monta aux joues. Emerveillées par tant de beauté, elle tombait à la renverse. Le lutin l’aida à se relever.

    – Que t’arrive-t-il ? Je peux t’aider ? lui proposa-t-il gentiment.

Louise le remercia de son aide.

-        J’ai quelques chose pour te remettre de tes émotions … tu verras, c’est fantastique… dit le lutin.

La petite fée, sous l’emprise du charme, accepta. Il lui tendit une petit paquet de poudre blanche.

-        Tiens, lui dit-il, c’est de la poudre magique, avec cela plus de problème, fini les soucis… Tu t’envoleras même vers les nuages…

Galant, le lutin malicieux, lui coupa des rails de poudre, puis lui recommanda de sniffer ce qu’il appelait de la « poussière de fée ». La petite fée, trembla d’excitation et sur les conseils de son nouvel « ami », se boucha une narine puis aspira… Sa tête se mit à « tourner ». Tout devint noir autour d’elle, la petite fée devint de plus en plus terne et de moins en moins lumineuse. Elle partit doucement, sa lumière avec elle.

 

Moralité : La drogue ça tue, N’y touche pas…
Même sous le charme d’un dealer

 

 

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