j’ai « meuh » la « lait »cture

Archive pour la catégorie 'chansons'

L’imparfait de subjonctif

Posté : 30 juin, 2009 @ 6:14 dans chansons, sondages/tests | Pas de commentaires »

Je viens de sortir de mon oral de bac français… Je posterai demain un article dessus… En attendant, amusez-vous…

Petit jeux sur l’imparfait du subjonctif à partir de la chanson L’imparfait du subjonctif chantée par Chanson Plus Bifluorée… A vous de retrouvez l’infinitif des verbes…

 

« Dès le moment que je vous vis
Beauté torride vous me plûtes
De l’amour qu’en vos yeux je pris
Aussitôt vous vous aperçûtes

Ah fallait-il que je vous visse
Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénuement je vous le disse
Qu’avec orgueil vous vous tussiez

[Répétition] :
A l’imparfait du subjonctif
Vous m’avez fait un drôle d’effet
Au présent de l’indicatif
Vos yeux étaient plus que parfaits

 

Bien heureux encore que je pusse
Vous parler et que vous pussiez
Dans le tohu-bohu des puces
M’ouïr bien que vous chinassiez

 

Pourtant je le pus et vous pûtes
Mais pour que vous me cédassiez
Je dus mentir et vous me crûtes
Sans que vous ne vous méfiassiez

 

[Répétition]

 

Fallait-il que je vous aimasse
Fallait-il que je vous voulusse
Et pour que je vous embrassasse
Fallait-il que je vous reçusse

 

Qu’en vain je m’opiniâtrasse
Que vous me désespérassiez
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez

A l’imparfait du subjonctif
Vous m’avez fait un drôle d’effet
Au présent de l’indicatif
Vos cheveux aussi me plaisaient

 

A l’imparfait du subjonctif
Vous m’avez fait un drôle d’effet
Mais au futur interrogatif
Vous laisserez-vous conjuguer ? »

 

 

Solution :

 

Dès le moment que je vous vis (voir)
Beauté torride vous me plûtes (plaire)
De l’amour qu’en vos yeux je pris (prendre)
Aussitôt vous vous aperçûtes (apercevoir)

Ah fallait-il que je vous visse (voir)
Fallait-il que vous me plussiez (plaire)
Qu’ingénuement je vous le disse (dire)
Qu’avec orgueil vous vous tussiez (taire)

[Répétition] :
A l’imparfait du subjonctif
Vous m’avez fait un drôle d’effet
Au présent de l’indicatif
Vos yeux étaient plus que parfaits

Bien heureux encore que je pusse (pouvoir)
Vous parler et que vous pussiez (pouvoir)
Dans le tohu-bohu des puces
M’ouïr bien que vous chinassiez (chiner*)

 

Pourtant je le pus (pouvoir) et vous pûtes (pouvoir)
Mais pour que vous me cédassiez (céder)
Je dus (devoir) mentir et vous me crûtes (croire)
Sans que vous ne vous méfiassiez (méfier)

 

[Répétition]

 

Fallait-il que je vous aimasse (aimer)
Fallait-il que je vous voulusse (vouloir)
Et pour que je vous embrassasse (embrasser)
Fallait-il que je vous reçusse (recevoir)

Qu’en vain je m’opiniâtrasse (s’opiniâtrer**)
Que vous me désespérassiez (désespérer)
Et que je vous idolâtrasse (idolatrer)
Pour que vous m’assassinassiez (assassiner)

A l’imparfait du subjonctif
Vous m’avez fait un drôle d’effet
Au présent de l’indicatif
Vos cheveux aussi me plaisaient

A l’imparfait du subjonctif
Vous m’avez fait un drôle d’effet
Mais au futur interrogatif
Vous laisserez-vous conjuguer ?

* chiner : plaisanter, prendre un ton ironique
** s’opiniâtrer : montrer de l’entêtement, s’ostiner

Un enfant de la pollution (Daniel Balavoine)

Posté : 26 juin, 2009 @ 4:18 dans chansons | 3 commentaires »

Je fais un petit break dans mes révisions pour mettre cet article… Merci pour tous ceux qui viennent passer un petit moment sur mon blog… emoticone

J’suis un enfant de la pollution
Le nez au vent je respire à fond
Moi le smog c’est ma drogue
Je n’peux plus m’en passer
La nature et l’air pur
Ca m’fait plutôt tousser
Je suis bien dans ma peau
Comme un poisson dans l’eau

J’suis un maniac d’la télévision
Juste en playback comme un bruit de fond
Besoin d’bruit même la nuit
Sinon j’suis insomniaque
Les oiseaux les crapauds
Ca m’rend paranoïaque
Besoin pour faire dodo
Du ronron des motos

Le parfum de l’essence
Ca m’trouble les sens

Quand j’ai mal à la tête
j’fume une cigarette
Je vais faire mon jogging
Au milieu des buildings
Les pieds sur le ciment
j’suis dans mon élément

 

J’suis un agent de consommation
Quand j’ai d’l'argent
Je consomme à fond
Je m’endette Je m’achète
Tout c’qui m’passe par la tête
Je me jette comme une bête
Sur le dernier gadget
Je vis mon petit train-train
De citadin moyen
Je suis bien dans ma peau
Comme un poisson dans l’eau

Bravo bravo bravo
C’est un bon numéro

 

Avis

Starmania, on le découvre et on le re-découvre… Cette chanson originale est encore d’actualité aujourd’hui. Et, ça fait peur… Au fond, c’est une hyperbole de la réalité…
Certaines paroles sont très bizarre (cf : « Besoin pour faire dodo/Du ronron des motos ») mais, bon, Balavoine chante tellement bien (même s’il fait des fois des bruits bizarres)

Voici une autre version de cette chanson, cette fois-ci chantée par Renaud Hantson. Je trouve que ça donne autre chose… Même si je ne comprends pas pourquoi dans cette version, c’est Ziggy qui la chante alors que dans l’original, c’était Johnny Rockfort… Bon maintenant, je me tais et je vous laisse voir la vidéo…

Image de prévisualisation YouTube

Nuit & Brouillard (Jean Ferrat)

Posté : 13 mai, 2009 @ 4:35 dans chansons, Messages, résistance/déportation | 5 commentaires »

ATTENTION AMES SENSIBLES S’ABSTENIR

Image de prévisualisation YouTube
merci à bdnrgs pour cette vidéo

 

Avec ma soeur, nous avons voulu rendre « hommage » à ce qu’à vécu notre grand-père paternel. Agé aujourd’hui de 88 ans, il vit avec le souvenir omniprésent de sa déportation. En effet, notre grand-père était résistant durant la Seconde Guerre Mondiale. Pour avoir lutté pour la liberté de son pays, il a été déporté à Dachau. Il en est revenu vivant mais marqué à jamais. Aussi, cette vidéo ainsi que le Chant des Marais nous touche énormément et rend hommage à tous ceux qui ont vécu ces atrocités.

Le texte de Jean Ferrat nous touche tout particulièrement car, par hasard, le prénom de notre grand-père y est cité (1:17).

Pour tous ceux qui ne peuvent pas regarder cette vidéo, comme moi, voici le texte de la chanson.

 

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu’une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d’arrêts et de départs
Qui n’en finissent pas de distiller l’espoir

Ils s’appelaient Jean- Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d’oublier, étonnés qu’à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n’ont plus cours
Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire
Et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m’arrêter ?
L’ombre s’est faite humaine, aujourd’hui c’est l’été
Je twisterais les mots s’il fallait les twister
Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

 

Voici le dernier article  paru dans le journal Ouest-France du 09/05/09 où mon grand-père témoigne sur ce qu’il a vécu.

Pour mieux lire, cliquez sur la photo…

ouestfrance0905091.jpg

Dans le regard des gens (Tunisiano)

Posté : 12 mai, 2009 @ 6:39 dans chansons, Messages | 1 commentaire »


Image de prévisualisation YouTube

Oui, elle est pleine de grâce Belle et élégante
Mais son reflet dans la glace la rendu Si différente des autres
Elle se sent mise à l’écart
Du dégoût est le sentiment Qu’elle peut lire dans le regard des autres
Elle se sent si seul, si laide  Si elle gueule et s’isole,
C’est qu’elle s’est demandée de l’aide
Entre autre elle fait partis de ces filles
Mal dans leur peau ses yeux qui les fusillent Pour quelques kilos en trop
Ses yeux qui le grugent, lui font croire qu’elle est difforme,
Tous ces regards qui la juge qui l’on rendu non conforme
Elle ne cherche plus a plaire bêtement elle cache ces rondeurs
Derrière ces large vêtements, peu féminine, Complexer par son physique
Devant ces magazines et ces filles anorexique
Son poids est un crime, terrifié par la foule
Elle multiplie les régimes afin d’entrer dans le bon moule
Effet yoyo Elle galère, tel est le salaire
Pour soit disant faire partis des gens normaux
Elle a perdu toute confiance en elle
Elle qui a cru que l’apparence pouvait suffire pour être belle

Refrain :
On fait semblant d’être heureux, de sourire pour se sentir mieux
On se déguise, s’idéalise c’est la perfection qu’on veux
On fait semblant d’être heureux On se déguise…..

Enfant de quartier populaire, Là où la violence prolifère
Fils d’une famille ouvrière  Il a grandit dans le besoin
La pauvreté, il l’a prend comme une faiblesse
Et vie précaire, mais par respect Il dira qu’il n’a jamais manqué de rien,
Il fait le Tommy, s’avine contre façon Emporio, Armani, Versace, Gucci et passons
Faire semblant, il se l’ai imposé roule en merco  Et dormant sur un lit superposé
Joue les mecs classe, flambe au quotidien, S’amuse a payé pour les gens
Pour faire montrer qu’il est en place,
Quand à l’autre Il est sont opposé,
Enfant modèle, prix Nobel, issu d’un milieu aisé Oui sa vie il l’a déteste,
Sous prétexte que ses parents ont toujours tous fait pour l’apaiser,
Enfant rebelle se construit un personnage,
Traîne avec Kamel pour façonner son image
Bourgeois, délinquant et en pitre de baffe
Emplois des mots en verlans pour ne pas passer pour un blarfe,
Faire le show la rendu important,
Ce n’est qu’un bobo en croco tout sa pour le regard des gens

Refrain

Ils veulent devenir des icônes Pour que les gens aiment
Seins en silicone et piqûre en collagène
Ils se font la guerre chasse les préjugés,
S’agrippent à des critères par peur d’être jugé
A toutes ces femmes qui se montrent pour s’aimer
A tous ces hommes qui se cachent pour pleurer
Toutes ces personnes qui ont des choses à prouver,
Qui se cherche pour ne pas se retrouver
S’est vrai qu’on se sent mieux grâce au regard des gens
S’est vrai qu’on se voit beau dans le regard des gens
La morale est que peut importe le problème,
Avant d’être aimé par les autres il faut d’abord s’aimer soi-même

 

Avis

Je n’aime pas forcément le rap (surtout français) mais là, les paroles me parlent vraiment. Le regard des autres est très important, surtout maintenant.
Si c’est le rap qui peut faire passer ce message, je suis d’accord. Victime d’exclusion, je devrais donc la faire écouter à ma classe… J’ai déjà essayer de faire passer ce message (avec ces vidéos) mais…
Quand on ne rentre pas dans le moule (un exemple, j’aime lire… et oui, c’est devenu une « tare »), on se sent mal, mais un regard, même tout petit, peu tout changer… En fonction du clip vidéo, je m’identifie à la fille du début. Etre seule, quand tout le monde est ensemble, quand les autres vous regardent d’un air moqueur, c’est dur.

Le chant des marais (Hans Esser et Wolfgang Langhoff)

Posté : 8 avril, 2009 @ 6:50 dans chansons, résistance/déportation | 4 commentaires »

Loin dans l’infini s’étendent
De grands près marécageux
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.

Oh ! Terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.

Dans ce camp morne et sauvage
Entouré d’un mur de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert.

Oh ! Terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.

Bruit des pas et bruit des armes

Sentinelles jours et nuits
Et du sang, des cris, des larmes

La mort pour celui qui fuit.

Oh ! Terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.

Mais un jour dans notre vie

Le printemps refleurira

Liberté, Liberté chérie
Je dirai : Tu es à moi

Oh ! Terre enfin libre
Où nous pourrons revivre
Où nous pourrons revivre

Aimer – Aimer

Musique de Rudy Goguel

 

chantdesmarais.jpg

 

Ecrit en juillet-août 1933 par Hans Esser et Wolfgang Langhoff, des Allemands internés dans le camp nazi de Börgermoor, ce chant témoigne de la détresse de ces déportés mais également de l’espoir qui perdure dans l’ombre. Il cheminera de camp en camp pendant près de douze ans et sera un jour chanté par le résistant Jean Laforge, mon grand-père, déporté à Dachau. Voilà pourquoi ce texte me touche particulièrement, car encore de nos jours il résonne comme une lutte contre l’oppression et lui permet d’avoir confiance en un avenir libéré. Ce qui m’émeut le plus c’est de l’entendre encore fredonné par mon grand-père.

colombe004.gif

La Douleur m’a brisée

La fraternité m’a relevée

De ma douleur a jailli un fleuve de liberté

123
 

Entre deux nuages |
Lectures d'haabir |
Dans le Jardin des mots |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les Chansons de Cyril Baudouin
| Malicantour
| elfes, fées, gobelins...