j’ai « meuh » la « lait »cture

La parabole de l’enfant prodigue (évangile selon st Luc)

Classé dans : evangile — 8 avril, 2009 @ 15:41

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Texte

Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père : « Mon père, donne-moi la part du bien qui me doit échoir. » Ainsi, le père leur partagea son bien. Et peu de temps après, ce plus jeune fils ayant tout amassé, s’en alla dehors dans un pays éloigné, et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche.
Après qu’il eut tout dépensé, il survint une grande famine en ce pays-là ; et il commença à être dans l’indigence. Alors il s’en alla, et se mit au service d’un des habitants de ce pays-là, qui l’envoya dans ses possessions pour paître les pourceaux. Et il eût bien voulu se rassasier des carouges que les pourceaux mangeaient ; mais personne ne lui en donnait. Etant donc rentré en lui-même, il dit : Combien ya-t-il de gens aux gages de mon père, qui ont du pain en abondance ; et moi je meurs de faim ! Je me lèverai, et m’en irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes domestiques. Il partit donc, et vint vers son père.
Et comme il était encore loin, son père le vit, et fut touché de compassion ; et courant à lui, il se jeta à son cou et le baisa. Et son fils lui dit : « Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ». Mais le père dit à ses serviteurs : « Apportez la plus belle robe et l’en revêtez ; et mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds ; et amenez un veau gras et le tuez ; mangeons et réjouissons-nous ; parce que mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, mais il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.
Cependant son fils aîné, qui était à la campagne revint ; et comme il approchait de la maison, il entendit les chants et les danses. Et il appela un des serviteurs, à qui il demanda ce que c’était. Et le serviteur lui dit : « Ton frère est de retour et ton père a tué un veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé ». Mais il se mit en colère, et ne voulut point entrer. Son père donc sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père : « Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais contrevenu à ton commandement, et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis. Mais quand ton fils que voici, qui a mangé tout son bien avec des femmes débauchées, est revenu, tu as fait tuer un veau gras pour lui ». Et son père lui dit : « Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi. Mais il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère que voilà, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu , et il est retrouvé. »

 

Explication
Cette parabole est l’une des plus célèbres. Elle permet de tirer un enseignement didactique sur les notions d’ingratitude, d’amour parental et filial, d’indulgence et de pardon.
Comme dans un conte, les personnages incarnent de façon imagé des valeurs, des comportements. Les personnages n’ont pas de nom et peu de caractérisation sauf la débauche pour le plus jeune, l’obéissance pour l’aîné et la mansuétude (grandeur d’âme) du père.
Dans un contexte religieux, le père représente Dieu qui accueille avec joie toute personne repentante, le fils prodigue est la « brebis égarée » et le fils aîné représente le juste qui suit les commandements. Ainsi est valorisé l’idée de pardon.
La parabole insiste sur l’attitude paradoxale du père et la colère du fils aîné.
Comme les mythes et légendes, la parabole permet plusieurs lectures :
1) on peut voir ici le désir d’émancipation du fils qui doit, pour s’affirmer, quitter le domicile familial pour vivre sa propre expérience.
2) on peut aussi voir la question des rapports conflictuels entre père et fils.

 

Avis

Cette parabole me touche beaucoup. Elle a d’ailleurs été lu lors de ma profession de foi. Je me suis beaucoup fait critiquer lorsque j’ai lu ce texte en classe car j’ai tellement l’habitude de l’entendre à la messe que je l’ai lu dans le même ton… Je trouve ça dommage. Mais bon…

8 commentaires »

  1. lefildariane dit :

    très joli texte biblique… sur le pardon…
    moi aussi j’aime beaucoup cette parabole qui me suit tout au long de mon chemin de foi… belle leçon d’amour…
    que cette parabole te guide également
    bisous
    ta soeur qui t’aime

    Dernière publication sur Le fil d'Ariane : Voyage au Pays imaginaire (2)

  2. attobian christophe dit :

    si la decision de cet enfant prodigue sur le fait de retourner vers son pere peut servir de lecon a ceux qui lisent ou ecoutent ce message ce serait tres bien. pour moi elle me permet d’etre enfant de DIEU.Merci

  3. Thomas dit :

    je viens par ce bout de note éclaircir un peu plus l’idée de cette parabole :
    - si le Père représente Dieu et le plus jeune fils le pecheur c’est donc dire que le Bon Dieu nous fait savoir son Amour infini avec tous les êtres humains et surtout le chez pécheur qui regrette sincèrement ses fautes et qui voudrait se laisser réconcilié avec Dieu comme le dit saint Paul,

    - si le fils ainé est le juste homme, celui qui fait la volonté de Dieu Notre Seigneur c’est donc dire que l’aîné représente le Christ celui qui fait toujours la volonté du très Haut
    merci de critiquer mon avis

  4. rio dit :

    Cette parabole est pleine de bon sens et un texte sur lequel on peut méditer longtemps.
    J’ai commencé la lecture de la bible et je me régale.

    ANDRE

  5. Thélesphore MVE EDZANG dit :

    je viens de relire ce texte de saint Luc sur l’attitude de l’enfant vis-à-vis de son Père qui ne lui oppose aucun refus de partager sa richesse et lui donne ce qui lui revient. cet enfant qui représente chacun de nous ne veut plus vivre sous l’autorité de son Père, de Dieu, préfaire aller vivre lui seul loin de son père. il a finalement compris qu’il ne vaut rien sans son Père de qui il tire tout, même sa dignité n’a de valeur qu’en son Père. nous aussi nous ne sommes rien sans Dieu. Au lieu de nous entêter à vouloir faire notre propre expérience de nous révolter contre Dieu en nous détournant de Lui, donnons-nous directement à Lui et sans restriction en observant sa volonté et sa Loi

  6. MARTY dit :

    l’amour du Père est grand et son bonheur immense lorsqu’il retrouve son fils cadet mais il n’empêche que le Frère aîné semble lésé dans l’histoire et je le comprends car sa vie était sans surprise il ne manquait de rien mais peut-être que son Père ne lui avait jamais proposé de festoyer avec ses amis …. pour le récompenser da sa constance.

  7. Jean SIADROB dit :

    Le sens véritable de cette parabole réside dans le fait que Dieu aime « tous ses enfants »d’un amour infini et éternel. Contrairement à ce qui est dit dans le texte explicatif supra, Dieu n’accueille pas avec joie seulement toute personne repentante mais il accueille « toute personne ». En effet, dans cette parabole, la repentance n’est en l’occurence que du fils, c’est elle qui lui donne le courage de revenir vers son père. Pourtant, à aucun moment le père ne fait mention de la repentance de son fils. Dès qu’il l’aperçoit au loin, il se réjouit n’attendant pas d’entendre le repentir de ce dernier. Il justifie l’accueil de son fils seulement par le seul fait de son retour :  » il était mort et il est vivant; il était perdu et il est retrouvé ». Il emploie cette même et seule justification envers son fils aîné qu’il aurait pu « calmer » en lui disant que son frère cadet s’était repenti, ce qu’il n’a pas fait car sa joie était que son fils lui soit revenu. Cette parabole doit donc être pour nous un immense réconfort car elle affirme que Dieu nous aime TOUS sans exclusion, il suffit simplement que nous ayons le volonté de revenir à lui ! Pour ce qui concerne le fils aîné qui se plaint d’avoir toujours servi son père sans avoir pu profiter pleinement de la vie comme son frère, il lui est répondu  » tout ce qui est à moi est à toi » ce qui veut dire que tu te prives toi-même de l’abondance que Dieu t’as donnée.

  8. Slingue dit :

    Juste Aujourd’hui pour dire que c’est en temps réel que je reçois encore cette parole. Hier fils maintenant père je rends compte de ce que j’ai reçu et de ce que je dois donner à mon fils qui part et reviens chaque jour dans sa quête. Tout comme moi et lui nous sommes dans notre péché en recherche de cette amour de l’un vers l’autre et bien plus de l’amour de notre seigneur. Amen

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